19.02.2009

I'm lovin it

Quand on regarde l'herbe la nuit, il y a parfois des petites goutes d'eau qui s'illuminent des bouts de lumières d'étoiles qui leur tombent dessus.

En regardant la vie la nuit, on se pose souvent des questions. On apprend à réflechir sur soi, il n'y a personne pour vous dire stop. Il n'y a personne qui vient vous voir et qui vous oblige à sourire. Il n'y a que vous.

On se dit que l'on a beaucoup de chance d'être ce que l'ont est, d'être dans une école qui fait rêver des gens rien qu'en prononçant son nom. Que l'on a beaucoup de chance d'avoir des parents qui sont toujours là.

Et puis merde, on sait pas pourquoi des gouttes d'eau glissent de nos yeux, elles sont noires, rien ne vient les éclairer, pas de lumière, pas de  sourire. Juste du noir qui se promène sur les traits de votre visage.

Il y a deux jours je suis aller voir un mec. Ce mec venait d'un pays lointain, je connaissais le nom de ce pays, je connaissais le mec pour l'avoir vu dans des journaux à la télé. Mais je n'avais qu'une image de lui, formatée, façonnée. Quand on me disais son nom il y avait cette image qui se construisait dans mon esprit mais rien de plus.

Et puis je suis allé le voir, j'aurais pu rester avec mes potes, passer une bonne soirée, boire, rire, me sentir bien. Mais au fond de moi il y avait une voix qui me sussurait vas-y.

Alors je suis parti j'ai pris mon train, j'ai lu les Misérables de Victor Hugo. Entre les lignes du poètes quelque chose se passait au fond de moi. Une espèce de transformation, un murmure comme un ruisseau qui crépite dans son lit. Quelque chose de petit mais qui sait qu'il va se transformer en grand et même si il s'explose contre les cailloux, perd de sa vigueur au premier barage, a la conviction intime qu'il va devenir grand puissant, immortel.n1148920494_322265_2025.jpg

Je suis arrivé à Paris Nord, j'ai pris mon métro, je flippais, mais je voulais voir plus loin. Je suis arrivé là où la conférence avait lieu.

Il y avait ces gens qui parlaient une langue que je ne connaissais pas. Il y avait des regards emplis d'émotion, des regards heureux, des regards pleins d'attentes.

Il y avait ces gens en exil, peut-être de leur propre volonté mais qui avaient le mal de l'odeur de leur contrée, le manque de sentir les couleurs, le bruits de leurs pays, de leur langues, de leurs frères et soeurs.

Et mon petit ruisseau se transformait en rivière à chaque pas qui me rapprochait de cette rencontre. Je me suis assis et j'ai attendu avec eux. Eux qui n'étaient sans doute pas riche, eux qui ne devaient pas rire tous les jours, eux les misérables mais pas au sens d'aujourd'hui au sens d'Hugo ces gens au coeur gros comme il devrait toujours l'être, mais qui n'ont pas la vie qu'ils ont rêvé, une vie qu'un destin a voulu construire différente. Mais qui n'oublie jamais qui ils sont.

Et l'Homme est venu, il a parlé. Et la rivière c'est faite fleuve, plus rien ne la retenait j'étais comme happé par chacun de ses mots que je ne comprenais pas tout le temps (merci le traducteur), j'étais comme eux heureux de voir un espoir qui se matérialisais, il venait voir leur chef, il venait voir un homme qui c'est battit seul, envers et contre tout, qui s'est construit pour un idéal que rien ne pouvait ébranler, pas même les insultes des hommes et de la vie, pas même les menaces de morts.

Il a rit avec nous, il a peut-être exagéré certaines choses, mais c'était juste sublime de voir tout ce monde à boire ces paroles comme si chaque mot leur donnait une vie nouvelle, alors qu'au fond d'eux même quelque chose leur disait que rien ne changerait quand il partirait pour son pays. En tout cas c'est ce que je me disais moi.

Et puis il est parti, après avoir rappellé que les droits de l'Homme c'est bien beau, mais que tant qu'un homme reste un animal ces droits ne lui servent à rien, tant qu'il vit bouffé par la honte, tant qu'il vit bouffé par la faim, par la soif, par le froid il n'est rien, et les plus belles phrases des droits de l'Homme ne lui font rien, que ce qui fait un homme c'est simplement d'exister comme un homme.

Moi, je suis rentré chez moi, et je me disais mais qui suis-je face à des mecs comme lui? qu'ai je fait qu'ai je à faire? face à des mecs comme lui.

Lui il ne lira jamais ça, mais pourtant il a complétement changé ma façon de voir les choses, je sais que c'est à cause de lui que je suis triste ce soir, mais que grâce à lui je sais qu'il y a de l'espoir, et quand on arrive, entre ses mains à faire de l'espoir une réalité, on est heureux.

Ce mec il s'appelle Evo Morales, ce mec est président de Bolivie, et ce mec je ne le remercierais jamais assez.

01.12.2008

Burn Bombay Burn

-Je t'échange trois quart de mes actions chez google, pour ta pute aux seins so fuckin' impressionant.

-You're totally crazy man! I love this girl, enfin j'aime, j'aime quand elle me dit vas-y continue mets ton doigt partout.

Une autre table, un peu plus loin.

-tu sais que le bois va se vendre plus cher que le pétrole bientôt?

- oui, j'ai décidé de faire brûler toute la foret de mon voisin pour pas qu'il se fasse cents, Oh putain ça y'est je l'ai, j'ai ma société de pétrole, et il montre son blackberry à son accolyte en train de manger de la bouffe française dans un restaurant indien après s'être fait un rail colombien sur un lavabo en marbre de Grèce.

-Mais tu es complétement out mate, le pétrôle ça vaut que dalle.

-je vous reprend mon ami, aujourd'hui ça vaut rien, seulement je n'ai qu'à fermer mes gisements pendant deux ou trois ans, puis je rouvre les vannes à fond et je me fais un max, vu que j'aurais niqué la croissance chinoise et qu'ils seront tellement dépendant de moi qu'il me fileront toutes leurs petites rouges pour que je leur file un peu de ce noir.

A une soldat_p1.jpgfenêtre donnant sur la cour de l'hôtel.

- Look it so strange, on dirait que des enfants joue avec leurs des pistolets en plastiques.

- 'Sont complétement has-been ces kids, ils ont pas compris qu'Obama était elected et que le méchant Bush qui fait la guerre partout it's over, maintenant c'est l'heure de la paix.

- What the Hell !!!!

Vitre qui explose. Bout de verre qui pénêtre dans un oeil, splash. Cris. Corps morts qui chutent sur le sol. Une dame s'évanouit. Une nouvelle rafale. Ak 47 dans ta face fuckin' white man.

Bruit de chaises qui se dépêchent de sortir de table. Bruit de pas qui se précipitent vers les escaliers. Un bébé pleure, sa mère l'a oublié.

Allah akbar!!!! trois gamins rentrent dans le restaurant. Table qui se renverse, de toute façon ils peuvent pas se payer ce qu'il y avait dans les assiettes. Positionnent des fusils plus lourds qu'eux en visée et tirent comme dans les jeux vidéos sur tout ces gens trop riches qui se permettent de venir chez eux, de narguer la population. D'entretenir un pouvoir qui les chasse de leurs maisons et qui leur crache dessus la nuit venue. En plus les blancs ils font la même avec nos frères en Afghanistan et en Irak. Enfin c'est le grand imam qui l'a dit.

Dans un coin de l'hôtel, second étage, chambre 224. Vlam, la porte vole en éclat. L'enfant a les yeux qui explose de rage. Un homme se replit sur lui, il fait chaud dans son pantalon, normal il se pisse dessus.

-Hey, little boy, we're bro. tu me comprends??? Tiens prends ma rolex ça fait 1000$, prend aussi mon porte monnaie, il y a 600$ et mon AmEx tu peux l'utiliser partout. But I want to live, please inch allah, c'est comme ça que l'on dit nan?

Bam, la balle explose le crâne, le sang jaillit et imibibe les billets. Crachat, ploc trop de sang sur le petit homme vert, ça rebondit.

Qui est le plus coupable, celui qui tue directement parce qu'il n'a pas d'autre moyen pour se faire entendre, ou celui qui spécule sur le cour de la vie des gens?

 

26.11.2008

Drôle de France

Etonnant ce qu'il peut vous arriver en une journée. Ne vous arrive-t-il jamais de croiser une personne, je l'observe dans le métro elle est brune des yeux farouches, mais un sentiment de sérénité se dégage d'elle. Je me lève à Saint germain des Près, elle s'avance aussi, on hésite à prendre la poignée, finalement je m'en acquitte. La porte s'ouvre je m'engouffre dans le flux humain pour rejoindre mon école. Je l'oublie, elle disparaît tout comme ces personnes que l'on croise à un coin de rue, dans la queue du super marché, enfin plein d'endroit quoi.
Puis en flânant dans mon école, je la recroise adossée sur un mur, le même air, on se croirait dans un film, j'imagine que je divague. Jusqu'au moment où je la recroise dans la journée.
C'était il y a deux jours, je ne l'ai pas revue depuis. C'était l'histoire d'un jour, deux êtres qui se rencontrent mais qui ne veulent se connaître. Deux êtres qui se croisent mais qui ne veulent se comprendre. Par flemme ou par convention.
Pendant ce temps là en France deux êtres s'affrontent pour un parti qui de toute façon ne pourra être gérer par l'une ou par l'autre. Mais ce n'est pas grave, le parti qui est censé le mieux représenter la fraternité et la solidarité se corrompt dans l'individualisme le plus primaire. Ce n'est plus Parti Socialiste dirigé par Jospin, mais Royal ou Aubry qui dirige le PS. L'être passe avant l'autre. C'est pathétique et le pire c'est que ce n'est pas le seul égarement que notre démocratie peut connaître en ce moment.
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Regardons à droite avant de traverser les marais infestés. Le Figaro, un journal, un quotidien qui se pavane tout les jours en affichant sur  une citation d'un grand homme français. Ma foi cela ne me gêne pas au contraire j'aime les citations le jeu des mots est sans doute le plus beau qui existe. Ce qui me gêne plus c'est que le plus ancien des journaux français se transforme petit à petit en un organe vomissant les pensées du pouvoir politique en place. L'affaire Dati est une nouvel fois le triste exemple de l'être qui oubli l'autre, une ministre qui s'habille bien ne me gêne pas il est tout à fait normal lorsque l'on a les moyens de se mettre avant. Cependant en période de crise, lorsque l'on est sur la montagne la plus haute d'un Etat et que l'on a la meilleure vue sur ce qui se passe dans son pays on ne peut se permettre d'entourer son doigt aussi beau qu'il puisse être d'un an de SMIC.
Dégoutant quand des gens crèvent dehors parce que leurs chauffages qui doivent les tenir en vie sous le poids du froid, ne fait que rentrer insidieusement dans leurs âmes pour en amorcer l’implosion.
Drôle de France donc, un pays où l’on c’est battu pour que notre frère soit comme nous, et finalement chaque jour on s’amuse à le trouver différent, on se sent de plus en plus unique. Pourquoi ?  Vivons nous mieux en ignorant l’ami ?
Je me suis remis une nouvelle fois dans l’univers de Beigbeder un endroit dans lequel je me sens bien, je ne saurais donc que trop vous conseiller la lecture d’au secours pardon. Une des plus belles choses que j’ai pu avoir entre les mains.
La Russie, sa mélancolie sont sans doutes les plus douce choses que l’on puisse lire en hiver, il faudra que je me mette aux auteurs russes.
« La vie et le mensonge sont synonymes. » Fedor Dostoievski
P.S cet article fut ébauché avant la victoire de Martine Aubry, mais cela ne change rien à mon avis.